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     VACANCES D'ENFANT- 1° Partie- (En hommage à mon Père)
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Expéditeur Conversation
Honore
Envoyé le :  15/7/2007 10:28
Modérateur
Inscrit le: 16/10/2006
De: Perpignan
Envois: 39531
VACANCES D'ENFANT- 1° Partie- (En hommage à mon Père)
Il venait d'avoir treize ans, les vacances venaient de commencer et son père l'avait envoyé, en compagnie de sa Grand-mère, dans un petit village de montagne où la famille possédait une maison.
Henri était heureux ; il faut dire que l'ambiance de la ville avec tous ces Allemands qui circulaient en orgueilleux conquérants, n'était pas très agréable !
Tous les matins, son panier sur le dos, sa canne à pêche sur l'épaule, il partait pour la rivière. C'était là son domaine, son paradis sur terre. Le plus souvent il était seul ; parfois deux ou trois copains du village venaient avec lui.
Qu'ils l'accompagnent, cela ne lui plaisait pas toujours ! En effet, alors qu'il aimait s'assoir sur un rocher et regarder son bouchon s'enfoncer au bon plaisir des poissons, ils lui disaient :
" Tu es bien de la ville, pourquoi t'embêtes-tu avec ton bout de bois, nous allons te montrer comment on attrape du poisson !"
Enlevant leurs chaussures, ils avançaient dans l'eau, repérant leur proie qui se cachait sous les cailloux. Glissant leurs mains en dessous, ils projetaient d'un seul coup cailloux et poissons sur la berge; il n'y avait plus qu'à ramasser !
Un jour ils vinrent le chercher et lui dirent :
"Aujourd'hui c'est la grande razzia, nous allons te montrer comment on peut pêcher des kilos de poissons !"
Ils se retrouvèrent dans un méandre de la rivière qu'Henri ne connaissait pas, et à cet endroit elle se divisait en deux bras. Les garçons érigèrent un vrai barrage de pierres et de branches à l'issue à l'issue de l'un des bras. Lorsque l'eau eut suffisamment monté, ils fermèrent le bras à l'amont, puis se précipitèrent dans l'eau où se trouvaient de nombreux poissons pris au piège ! L'un des garçons avait apporté une masse et frappait les rochers de toute ses forces? Le choc assommait les poisons qui remontaient à la surface et il n'y avait plus qu'à les ramasser !
A ce rythme là la Grand-mère d'Henri ne savait plus quoi faire du poisson et en distribuait à tout le voisinage !

Un jour un évènement brutal vint lui rappeler qu'il y avait une guerre et que des hommes étaient en train de souffrir et de mourir.
La fenêtre de sa chambre donnait sur la rue principale du village et il venait à peine de se réveiller, lorsqu'il entendit un bruit de moteur, ce qui était un évènement en cette période de pénurie de carburant ! Un grand coup de frein, des portières qui claquent, il se précipita et eut juste le temps d'apercevoir quatre hommes armés qui entraient en courant dans la boulangerie en face. Quelques instants plus tard ils ressortaient en entrainant violemment le boulanger !
L'un d'entre eux s'écria :"Monte en vitesse, on va te faire passer l'envie d'espionner le maquis, salaud de collabo !"
Ils le projetèrent dans la Citroen qui démarra sur les chapeaux de roue.
Henri avait bien entendu sa Mémé discuter avec une de ses amies à qui elle disait :
"Le boulanger file du mauvais coton, s'il continu à fréquenter les miliciens, il va lui arriver malheur !", mais il n'aurait jamais cru que cela pouvait provoquer une action aussi violente !
Henri était curieux, il voulait savoir ce qu'était devenu le boulanger ! Dans le village les jeunes se réunissaient le soir sur la place où ils discutaient de tout et n'importe quoi, en regardant avec des rires discrets le groupe de jeunes filles; Parmi elles, une petite brune au visage angélique, plaisait beaucoup à Henri.
Il s'était donc débrouillé pour faire sa connaissance et voyant qu'on était loin de le repousser, un gentil petit flirt se développa entre eux.
Hors la jeune fille avait pour père le commandant de la gendarmerie locale, qui ne comptait d'ailleurs que quatre gendarmes !
Un soir où Henri et la jeune fille avaient réussi à s'isoler, il lui demanda :
"Est-ce que ton père sait ce qu'est devenu le boulanger qu'on a enlevé ?"
" Bien sur, justement il en discutait hier avec un de ses collègues à qui il disait : ces maquisards ont un sacré culot, après lui avoir logé une balle dans la tête,ils sont allé jeter le corps devant la porte de la caserne de la milice !!"

HONORE (15/07/07) ....A suivre

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Sujet :  Expéditeur Date
 » VACANCES D'ENFANT- 1° Partie- (En hommage à mon Père) Honore 15/7/2007 10:28
     Re: VACANCES D'ENFANT- 1° Partie- (En hommage à mon Père) anonyme 15/7/2007 22:27
     Re: VACANCES D'ENFANT- 1° Partie- (En hommage à mon Père) jedis 16/7/2007 15:25
       Re: VACANCES D'ENFANT- 1° Partie- (En hommage à mon Père) eolienne 17/7/2007 17:40
         Re: VACANCES D'ENFANT- 1° Partie- (En hommage à mon Père) cyrael 30/5/2011 17:52
     Re: VACANCES D'ENFANT- 1° Partie- (En hommage à mon Père) sudiste1 4/6/2011 20:35
     Re: VACANCES D'ENFANT- 1° Partie- (En hommage à mon Père) simzser 15/7/2011 18:36

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