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     Poésie,poète et lecteur( dédié à Abdeslam Nassef )
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Expéditeur Conversation
Amedyaz
Envoyé le :  23/4/2008 22:46
Mascotte d'Oasis
Inscrit le: 7/8/2006
De: Tafraout Maroc
Envois: 17857
Poésie,poète et lecteur( dédié à Abdeslam Nassef )
Poésie,poète et lecteur


Dédié à Abdeslam Nassef


Il y a poésie et poésie.Tout ce qui s'écrit et qui prétend être poésie;n'est pas du tout poésie.La poésie est un besoin quotidien comme l'air;c'est le pain spirituel du poète.Le poète écrit tout d'abord pour son plaisir.Tout poète qui écrit a une intention et il n'existe pas de création neutre ou d'écriture blanche et innocencte.Le poète ne peut pas plaire à tout le monde.Le poète est un vieil enfant qui s'arme de mots pour casser le nez à ses aînés.Le poète est un révolté contre l'ordre établi.Le poète est engagé pour des causes sociales ou politiques.Le poète peut être mystique ou profane,romantique ou réaliste,surréaliste ou symboliste,imprécateur ou lèche-bottes,enfant chéri sous la tutelle paternelle politique et sociale ou enfant espiègle trouble-fête.Le poète peut être inclassable,hermétique,simpliste,fade,meneur de foules ou tout silmplement prophétique.Le poète peut être nul ou talentueux.Le poète est toujours un être humain qui ne pourrait aucunement traiter des thématiques inconnues à ses semblables.Le poète doit être conscient de sa sensibilité,de sa motricité,de sa vocation,de sa signature,de ses limites,du respect de ses lecteurs et du devenir de sa création.


Au café au sein de la cacophonie,je me fraie mon destin de poète.Tel un prédateur,je guette les mots(la langue est un gibier rare et très prisé) au lieu de prêter oreille fine à la médiocrité lot des mentalités restreintes;je leur tends mes pièges;je veille à ce que l'appât soit attrayant et le piège bien camouflé et quand le mots mord dans l'appât ,il est sans faille pris dans le piège tendu de mains expertes.
Le titre compte pour beaucoup pour un poème.Le choix doit être pertinent.Le lecteur éventuel est d'abord arrêté par le titre,une introduction qui l'incite à vouloir découvrir le poème.Le poème doit avoir une thématique universelle ou très personnelle.Le poème s'écrit avec une langue esthétique,avec des sonorités,avec des rimes si c'est classique(lois qui libèrent même si elles sont exigeantes),avec la langue du coeur(les sentiments),avec enfin la touche du maître(le style et ses tournures).Le poème n'est pas chose offerte gratuitement et dévoilée;c'est comme une femme voilée de mystère et de pudeur qui nécessite des techniques d'approche et des outils de lecture.Parfois,il suffit d'avoir du flair et un grain de passion pour la poésie pour pouvoir aisément dégager l'essentiel d'un poème.


Au lecteur
Le poème une fois composé et à la portée du lecteur;c'est son destin d'être lu et commenté,apprécié ou déprécié par le lectorat.Les jugements catégoriques,les lacunes de lecture à la va-vite,l'acharnement à toujours vouloir coûte que coûrte émettre un commentaire de la part du lecteur pourrait nuire au poème et au poète.C'est une passion que de lire un poème;c'est tout un plaisir et un art de que lire un poème.Si le lecteur au lieu d'émettre aveuglément et avec une ignorance évidente des commentaires blessants ou dénigrants,mieux vaudrait ne rien dire.Si le lecteur ignore comment apprécier un poème,ce n'est pas la faute à l'auteur ni à personne de même.La compréhension exige l'attention et l'intérêt.Le poète a son monde intérieur qu'il dévoile à peine car tellement jaloux de cette magie-là qu'il possède.Le poème est comme un enfant dont le poète a peur qu"il soit maltraité par le lecteur.Le poème qui mérite la survie survivra malgré tout.Le poète qui est reconnu l'est car il est véridiquement poète;le vrai poète méconnu et malcompris sera ultérieurement reconnu.La beauté,la bonté,la sagesse,la génrosité demeurent des vertus qui ne meurent.

Amitiés


Farid


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"Je n'existe que dans la mesure où j'existe pour autrui"
Manet




Mon blog : http://amedyazamazigh.blog2b.net

rosie
Envoyé le :  24/4/2008 13:59
Plume d'argent
Inscrit le: 10/3/2007
De:
Envois: 298
Re: Poésie,poète et lecteur( dédié à Abdeslam Nassef )

bonjour,

wow ! définir la poésie, n'est pas chose facile, tu réussis à merveille.
Quel écrit.....tu traites les mots comme perles précieuses et tu as mille
fois raison. Je crois, comme toi, qu'elle est le pain spirituel, la nourriture
de l'âme, la quintessence du discours....
merci beaucoup...
Amedyaz
Envoyé le :  28/4/2008 22:53
Mascotte d'Oasis
Inscrit le: 7/8/2006
De: Tafraout Maroc
Envois: 17857
Re: Poésie,poète et lecteur( dédié à Abdeslam Nassef )
Salut Rosie
Très chère rosie;je suis ému face à tes éloges;je te remercie pour tout l'intérêt que tu as porté à mon essai.Je te souhaite une bonne continuation
Amitiés
farid


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Manet




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pierwatteble
Envoyé le :  28/4/2008 23:28
Plume d'or
Inscrit le: 3/11/2007
De: 73410 LA BIOLLE
Envois: 1863
Re: Poésie,poète et lecteur( dédié à Abdeslam Nassef )
C'est vrai ! Je ne me souviens plus qui a dit " l'artiste est toujours en voie d'expulsion "

"Un poète est un monde enfermé dans un homme" Victor Hugo.

"Il y a pourtant de la poésie dans tous les êtres capables d'affections vives et profondes. ( Madame de STAEL).

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt ton opinion sur la création poétique. De même que la personnalité d'un artiste à un autre peut être différente, la démarche peut l'être dans la création elle- même; c'est particulièrement vrai en littérature où les métaphores et les symboles soutiennent l' expression sémiotique. Ce sont les images qui articulent notre pensée. Parfois l'inverse; relation sémantique du signifiant au signifié,supportant la pensée, soit l'expression de l'âme humaine.

Merci pour ton exposé.

Cordialement.

Pierre WATTEBLED


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pierrewattebled@outlook.com

AMIDOU
Envoyé le :  29/4/2008 21:06
Plume de platine
Inscrit le: 29/3/2008
De:
Envois: 3820
Re: Poésie,poète et lecteur( dédié à Abdeslam Nassef )
J'ai beaucoup aimé cette definition : Tel un prédateur,je guette les mots(la langue est un gibier rare et très prisé).Je crois bien que tu as raison car des fois aussi les predateurs reviennent bredouilles ou presque et a defaut d'un gnou ils n'attrapent que du menu gibier, c'est dire que l'inspiration joue aussi un grand role et agit comme un moteur puissant qui fait sortir et polir les mots pour les presenter dans la forme et la force qui traduit le mieux ce qui occupe et préoccupe l'ame et l'esprit du poète.
Je dirai meme plus, le poète c'est aussi comme un sorcier, sorcier des mots qui a bien ses rituels .
Trés bonne definition du poète ,d'un grand poète.


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Amedyaz
Envoyé le :  30/4/2008 21:21
Mascotte d'Oasis
Inscrit le: 7/8/2006
De: Tafraout Maroc
Envois: 17857
Re: Poésie,poète et lecteur( dédié à Abdeslam Nassef )
Salut Pierwateble
Salut Amidou
Je vous salue cordialement et vous remercie pour vos très bonnes appréciations quant à mon essai;je vous souhaite une bonne continuation
Amitiés
Farid


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rosam31
Envoyé le :  30/4/2008 23:21
Plume d'or
Inscrit le: 30/4/2008
De: Neiges sud sapins lumières
Envois: 1148
Re: Poésie,poète et lecteur( dédié à Abdeslam Nassef )
Farid,

Au détour d'une douce et solitaire soirée en terre gasconne, j'ai trébuché sur ce site et me suis pris l'âme dans vos mots, d'une infinie sagesse, d'un beau réconfort.
Merci pour ce message d'outre-mare nostrum, aussi précis qu'un mirage qui se profile au détour d'une dune, muvant et ferme, défintivement vrai.

Je vous offre "ma"poétesse ce soir, celle à qui j'ai dédié un petit travail universitaire, "Rose Ausländer, une poétesse juive en sursis d'espérance".
Puisse ses mots venir vous trouvez, sinon, je vous la traduirai.

Salam,
Sabine.
Amedyaz
Envoyé le :  1/5/2008 22:45
Mascotte d'Oasis
Inscrit le: 7/8/2006
De: Tafraout Maroc
Envois: 17857
Re: Poésie,poète et lecteur( dédié à Abdeslam Nassef )
Ma très chère Sabine
Quelle joie que celle de lire tes mots doux et sages!
Je voudrais te saluer cordialement et te souhaiter la bienvenue sur Oasis,également je désire t'envoyer sur l'aile de ce message toutes mes douces pensées pour ta personne;j'ai lu comme je bois un thé à la menthe tes mots sérupeux et croqué comme j'apprécie tes phrases une pomme succulente!
Merci amie poétesse lectrice Sabine
Je salue en toi la poétesse et l'âme soeur!
Amitiés
Farid


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rosam31
Envoyé le :  2/5/2008 0:35
Plume d'or
Inscrit le: 30/4/2008
De: Neiges sud sapins lumières
Envois: 1148
Re: Poésie,poète et lecteur( dédié à Abdeslam Nassef )
Merci, Farid,

pour cette réponse nocturne. je découvre avec délices ce site enchanteur, et pour le moment je lis, je dévore, je butine-en allemand, mon prénom "Zabiene" a pour diminutif "biene", ="abeille", et puis j'aime tant le miel...

Ecris-tu aussi des poèmes?

Il faut que je cherche, aussi, qui est cet Abdeslam Nassef, que je ne connais pas du tout...

J'enseigne en plein quartier rouge, dans une banlieue où l'on a pris pour habitude de brûler les âmes et les voitures, puisse-je transemttre un peu de poésie à mes petits élèves, si hermétiques au "Beau"...

C'est permis sur ce site d'échanger un mail privé?

"Longtemps, je t’ai rêvée.

Perdue au fond des terres arides du Cantal, enlisée dans la lave stratifiée des volcans, je te cherchais, palais de briques roses, sur le fil ténu de ma mémoire.
Je fixais tes vertiges, placardant de grandes affiches de la basilique St Sernin sur les murs gris de mon appartement clermontois, m’enivrant de tes lumières, orpheline de tes mondes colorés, de tes petits marchés, de tes pincées de tuiles… La ligne bleutée des Pyrénées, se dessinant les soirs d’été tout au loin, m’était appel et mirage. J’avais soif de toi.

Me manquaient la douceur de tes ocres toscans, le parfum des tilleuls et des lilas des soirs de mai; me manquaient ta croix occitane et tes ruelles chargées d’histoire, tes bleus pasteliers et tes joutes hérétiques, tes éblouissements multicolores, de tes violettes timides au sang de tes briques. Toi la fière, la rebelle, capitale debout d’une Occitanie qui se rêvait libre…

Sans toi, je n’étais rien. J’avais faim de tes petits matins gourmands et tendres, lorsque tu t’éveillais, mi Reine des Pyrénées, mi village gascon, faim des claquements des persiennes et du café brûlant dans les tasses vert et or du Florida. J’avais faim de ta faconde, des effluves de cassoulet aux marchés aux gras. Mes lieux de vie me semblaient orthorexiques et glacés. J’avais froid sans tes ardeurs méditerrannes, lorsque ton soleil d’enfer dardait la brique et que seules tes églises offraient des oasis de fraîcheur.

Longtemps, je descendais en songe tes fleuves impassibles.Je revoyais tes eaux mêlées. Ville confluente, carrefour entre l’orient des plages languedociennes et l’occident des déferlantes, à mi voie des garrigues et des pins landais. A la croisée des chemins, cité Gasconne aux lumières provençales, antichambre de la méditerranée et promesse océane, arc-en-ciel identitaire, tu te fais passerelle, route de la soie des Suds et escale, auberge espagnole et métissage portuaire. L’eau verte du Canal me conduisait à Sète, et Garonne me guidait presque outre atlantique. Tu étais mon Ellis Island, mon espérance, ma terre promise.

Mon hérétique…Tu m’as appris le devoir d’insolence. Toi la protestante, la cathare, sœur des Esclarmonde et autres « Parfaites », écho des citadelles du vertiges se profilant aux confins de l’Aude, porte de Montségur. Jamais tu n’as fait profil bas, résistant à cette langue d’oïl qui voulait faire taire tes terres, hostile à tous les Parisianismes, défiant les lois de ces lointains quais des Brumes, éclatante de fierté. Même martyre, embrasée dans le moderne et sinistre bûcher de l’AZF, victime des incohérences et des lâchetés humaines, tu as su te relever.

Longtemps, je t’ai aimée.

Nous écoutions les notes bleues de Claude et buvions du thé au Jasmin au Bol Bu, hypokhâgneuses en révolte, chassant les nuages et les garçons, découvrant la vraie vie au sortir de nos campagnes tarnaises ou gersoises…Nous hantions les longues travées de ce Mirail bétonné, récitant Verlaine et critiquant nos pères.Les martinets hurlaient dans un ciel bleu comme en enfer et je plaquais les trois accords de Blowing in the wind , moniale naïve et vestale encore, sous la travée du cloître des Jacobins. Nous voulions changer la vie: Ma première matraque m’a frappée rue du Taur.

J’avais 20 ans quand la France a rosi, et je me souviens du Capitole en liesse, de la première fête de la musique, de nos grandes espérances. Beaucoup plus tard, petite Poucette rêveuse, j’ai égrené mes rêves et grandi. Mais je n’oublierai jamais ma foi adolescente, motivée avant l’heure, rouge comme Rosa Luxembourg et persuadée que nous transformerions le monde …

Et puis j’ai goûté Paris et ses ors magnifiques, Bruxelles et sa Grand place, Londres, Prague, Berlin...Pourtant, c’est vers toi que mon cœur me porte.Tu es mon ancre et ma grand voile, mon passé et mes futurs.J’ai rêvé ma vie sur les coussins de mon petit appartement du quartier des Chalets, je la rêve encore, plantant le lilas de mes espérances sur la terrasse d’une grande maison qui hésiterait entre Jardin des Plantes et canal…

Aujourd’hui, mes enfants te découvrent et vivent sous tes toits de tuiles. Premiers baisers sous les tilleuls de la promenade, le long de Garonne…On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans…
Tu as grandi aussi.Tu vogues sur tes ailes du désir, sœur des étoiles, carrefour de l’Europe. Parfois mutilée par les chantiers immenses, tu seras bientôt libérée des trafics. Tes affaires Calas et autres scandales ne peuvent te noircir. Tu respectes ceux qui t’aiment, et ils te le rendent bien.

Tu es toujours mon autre. Mon double je, ma ville mémoire, ma ville espoir. De l’angélus de l’aube à l’angélus du soir, j’écrirai, face au clocher de St Sernin, au-dessus d’un million de toits roses.
Au fronton du Capitole, sous le palmier des Jacobins, le long des berges de Garonne, sur l’eau verte du Canal du Midi, j’écrirai ton nom :


TOULOUSE."

Parfums du soirs, étoiles doucereuses, j'envoie tout un univers, qu'il scintille à tire d'ailes!




Honore
Envoyé le :  2/5/2008 17:34
Modérateur
Inscrit le: 16/10/2006
De: Perpignan
Envois: 39913
Re: Poésie,poète et lecteur( dédié à Abdeslam Nassef )
La meilleure preuve de la densité évocatrice de ton texte est la réaction Rosam 31 à qui tu as inspiré un magnifique mémorial de sa vie.
J'en profite pour dire à Rosam qu'à l'avenir elle poste directement ses textes sur le site prose afin d'en faire profiter un maximum de lecteurs.
HONORE
rosam31
Envoyé le :  2/5/2008 18:40
Plume d'or
Inscrit le: 30/4/2008
De: Neiges sud sapins lumières
Envois: 1148
Re: Poésie,poète et lecteur( dédié à Abdeslam Nassef )
Merci de cette réponse Honoré, je précise malgré tout que le texte "Toulouse "a été écrit en 2006 et lu par la belle Carole Bouquet au Printemps des Mots de Toulouse!!! Mais j'ai eu envie, oui, de le donner à Farid!!!!

Merci de ce site où j'apprends doucement à naviguer...
Comment faire pour, par ex, mettre une photo au "profil"? J'ai posté une photo, mais je n'ai pas réussi à en mettre une en "avatar".

Je suis "plume de satin", comment progresse-t-on, lol???!!!

A bientôt,

Lili Marleen.
Amedyaz
Envoyé le :  4/5/2008 18:21
Mascotte d'Oasis
Inscrit le: 7/8/2006
De: Tafraout Maroc
Envois: 17857
Re: Poésie,poète et lecteur( dédié à Abdeslam Nassef )
Salut Rosam
Merci pour ce très beau passage et ces traces d'amitié inoubliable!
Amitiés
farid


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Manet




Mon blog : http://amedyazamazigh.blog2b.net

rosam31
Envoyé le :  5/5/2008 20:43
Plume d'or
Inscrit le: 30/4/2008
De: Neiges sud sapins lumières
Envois: 1148
agnelle à Prédateur
Ami, tu disais guetter les mots tel un prédateur....Belle image, un peu effrayante, mais vrai, parfois on est à l'affût de ces tournures qui prennet la poudre d'escampette, à d'autres moment on lance des filets vers des cieux peu cléments...
Moi l'agnelle virginale je sirote en ce soir un petit thé au jasmin, me demandant si les loups exisent en pays berbère, ..,

telle est prise au piège des mots qui croyait prendre,

jeux de rôles carmaboles je caracole au gré de tes fariboles, douce idôle...
Amedyaz
Envoyé le :  6/5/2008 21:26
Mascotte d'Oasis
Inscrit le: 7/8/2006
De: Tafraout Maroc
Envois: 17857
Re: agnelle à Prédateur
Azul Rosam
Merci pour ton très bon et touchant commentaire
Amitiés
Farid


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Louandrea
Envoyé le :  30/4/2013 23:20
Plume d'or
Inscrit le: 12/6/2009
De:
Envois: 1312
Re: agnelle à Prédateur
Cher Farid...

Cinq ans...Cinq ans déjà...MERCI, tanmirt...Sans notre rencontre ce soir là, je ne serais pas là. Sans les mots, aurais-je eu la force...la force de continuer, de vivre?
Merci pour ces mots, et merci à Eolienne, à ma chère Orangelle, et à tous les amis d'Oasis...

Lou, la vôtre.

www.poesie-sabine-aussenac.com


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Lou, aux nuits rossignol...

StJust
Envoyé le :  9/5/2013 8:59
Plume d'or
Inscrit le: 17/5/2009
De: 33
Envois: 1579
Re: agnelle à Prédateur
Je ne suis pas systématiquement un révolté, je ne me considère pas comme un poète, tout juste comme un musicien des mots. Or on l'oublie trop souvent : la poésie c'est avant toute chose la musique des mots. Elle est l'équivalent de la musique, mais en parole.
Prétendre que " Si le lecteur ignore comment apprécier un poème, ce n'est pas la faute à l'auteur ni à personne.. " est un peu fort tout de même !.... Les lecteurs apprécient immédiatement quand la qualité et la beauté sont au rendez-vous. Une mélodie entendue pour la première fois, nous plaît ou ne nous plaît pas. Si elle est très belle, s'il y a de l'émotion, notre coeur est touché immédiatement. Pour un poème, sa musique des mots produit le même effet. Si le poème est nul, la faute en incombe uniquement à l'auteur et non pas à ceux qui lisent et forcément n'apprécient pas. C'est à l'auteur seul, de se rendre intéressant, passionnant, émouvant, comique, fin, et là généralement l'unanimité se fait quand le texte est musical, parfait sur tous les plans. Si le texte est quelconque, mal tourné, lourd, avec une musicalité nulle, abordant un sujet en sortant des banalités, les lecteurs ne peuvent évidemment pas vibrer, ni même apprécier quoi que ce soit : et ce seraient eux les responsables de ce désintérêt, voire même de cet ennui qu'ils éprouvent en le lisant ?...

Il y a une espèce d'image d'Épinal concernant la poésie et plus particulièrement les "poètes", qui m'a toujours fait sourire. Le Poète serait un révolté, un incompris, quelqu'un qui a vu, qui a compris, avant tous les autres, un sage, un modèle, un écorché vif, un solitaire, un mal-aimé, un visionnaire, etc...etc...
Eh non, je suis désolé c'est un homme ou une femme comme tous les autres, comme le commun des mortels. Vous en connaissez des poètes révolutionnaires, morts sur les barricades, ayant par leurs écrits changé le cours de la vie, de l'histoire, d'un pays ?... Cette légende et cette prétention en sont comiques !... Ils ont tous été comme vous et moi à un moment de nos vies : égoïstes, menteurs, malhonnêtes, orgueilleux, prétentieux, cupides, intéressés, jaloux, stupides parfois, etc..etc..

Le poète est un musicien des mots, qui capte la musique des mots, comme un musicien capte des mélodies. Cela vient tout seul, sans effort, à un moment donné, il est en osmose avec une situation, avec un ou des personnages, avec des ressentis, des émotions, qu'il est capable de décrire, comme si c'était lui qui les vivait, comme si c'était lui, le personnage dont il parle dans son texte. Un peu comme ces acteurs de Théâtre ou de cinéma, qui se transcende subitement et deviennent les personnes dont ils jouent les rôles. Il n'a aucun mérite, il est né avec ce don de capter et de retransmettre aux autres. Admire t-on quelqu'un qui ramasse de beaux galets sur les plages ?... Que penseriez vous de cette personne qui dirait : regardez le galet que je viens de composer ?... Eh bien, les poèmes sont comme des galets ramassés, de même que les mélodies en musique captées par le musicien. Cela ne vient pas de nous, on capte ce qui existait déjà, ou ce qu'il était possible de faire en combinant des mots ou en combinant des notes.

Il y a des paroles pleines de sagesse de l'apôtre Paul, qui devraient être méditées par tous ceux qui se prennent pour des êtres supérieurs à la normale, par tous ceux qui ont un don :
" Qu'as-tu que tu n'aies reçu ?... Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu comme si tu ne l'avais pas reçu ?... "
(1 Corinthiens 4:7. )

Vous êtes beaux, belles, intelligents, adroits, vous avez des dons pour ceci, pour cela : qu'avez-vous fait pour l'avoir ?...N'êtes-vous pas nés avec ce ou ces avantages que d'autres n'ont pas reçus ?... Et si vous êtes nés avec, où sont vos mérites ?... Quand on le réalise, on se sent tout petit et l'on devient plus humble et l'on remercie le ciel de nous avoir donné ce don de capter et de retransmettre aux autres en leurs donnant parfois des moments de bonheur.


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